vendredi 20 avril 2007

Shannon Wright au BT 59


Depuis que je suis tombée en amour de sa musique, subjuguée que j'étais devant un extrait de concert dans Tracks (arte, les jeudis soirs) où elle chantait si furieusement et intensément un "Portray" à tomber par terre... depuis ce mois d'octobre 2004, je rêvais secretement de la voir sur scène...
Que ne fut pas ma joie combinée en ce mois de mars 2007, de voir à la fois qu'elle sortait un nouvel album (qui m'a accompagné lors de mon voyage en Argentine, mélopées collées suavement aux paysages de Patagonie) et qu'elle entamait une tournée dans toute la France!
Enfin, toute la France... le plus prés étant à 2h15 de route par autoroute.
Que cela ne tienne, il était impossible de louper çà. Malgrés son talent, sa notoriété hexagonale ne semble pas vouloir décoller (les gens sont sourds), vu la frilosité des maisons de disques à notre époque, je me devais de la sponsoriser, qu'elle continue à m'enflammer les oreilles et à m'agripper les tripes de ses doigts agiles de pianiste-guitariste hors-pair!!!
Mon amoureux a bien voulu m'accompagner...il avait pas le choix de toute façon, on m'a cassé ma voiture alors que j'étais pénarde en vacances donc tout refu aurait entrainé prêt de sa part de sa voiture chéri et çà, non, il veux pas!
Pas de quoi se plaindre aprés tout, je lui paye sa place, le péage et en plus grace à moi il va enfin écouter de la musique digne de ce nom!! Je suis trop bonne...
La première partie a trainé un peu en longueur mais a attisé ma curiosité...
Quand à Shannon, elle fut plus débraillée que jamais, sa tignasse de cheveux propre nimbée du rouge sang des éclairages, ses yeux invisibles planqués derrière sa frange, accompagnée de ses deux barbus de batteur et bassiste, sans doute deux rescapés des zztop (tout le monde a le droit à une seconde chance ..). Tour à tour pianiste orfèvre et guitariste ravagée, elle a enchaîné les morceaux de toutes beautés dont je lui connait la maternité. Lachant en tout et pour tout un seul "thank you" sec d'entre ses lèvres closes sauf pour le chant, elle a écourté au maximum un moment qui aurait pu me tenir en haleine une bonne partie de la nuit... Dommage, elle achève son set au bout d'une heure, des larmes coulent sur les touches (mon copain maintient que c'était des gouttes de sueur..pfff! il comprend rien!), c'est la bouche ouverte que j'écoute ce dernier morceau, les pupilles rétractées, figées sur son profil, l'émotion grimpe par tous les nerfs disponibles, non, elle peut pas s'arréter déjà... mais si, elle part...
Une petite heure dans le temps mais une grande heure d'incroyable musique pour moi!